ette phrase est extraite du courrier envoyé par l'avocat de mon épouse, et qui joignait une copie du jugement (tant espéré) dans le conflit
qui opposait cette dernière à ses cohéritiers.
Cinq mois, cinq mois ont été nécessaires pour arriver à ce jugement sans originalité, et dans une affaire sans complexité.
L'essentiel de ce jugement donnant raison aux adversaires de mon épouse, n'appellerait aucun commentaire particulier, si ce n'est une fois de
plus, la perplexité devant l'incommensurabilité de la c... humaine. En effet, les deux sœurs de mon épouse, devant un blocage dont elles étaient elles-mêmes à l'origine, en refusant la vente d'un
bien il y a trois ans, au motif que celui-ci était sous-estimé, ont ainsi créé une situation, dont elles ont cru se sortir en assignant mon épouse et en demandant la vente par adjudication du
patrimoine.
Eh bien, satisfaction leur a été donnée, puisque cette vente a été ordonnée par le tribunal, il y a gros à parier que dans quelques semaines
le patrimoine sera bradé à 25 % de sa valeur. C'est tout à fait Gribouille qui se jette à l'eau parce qu'il pleut !...
Mon épouse que ne tarabustent ni l'appât du gain, ni la volonté d'amasser, prend les choses plutôt avec philosophie, nonobstant le chagrin de
voir le patrimoine si patiemment constitué par ses parents grâce à une vie de labeur, être ainsi dévalorisé.
Mais, ce sur quoi j'aimerais insister aujourd'hui, c'est une fois de plus l'occasion manquée pour la Justice française de montrer qu'elle est
une institution qui honore son pays...
Un peu plus bas ici même, je défendais la notion de « service public » en particulier celle de la Justice. J'aurais mieux fait d'être plus
circonspect...
Je ne dirais pas ce qui me « chiffonne » dans cette affaire, mais bien ce qui me RÉVOLTE !...
Il y a eu tout d'abord les circonstances qui ont précédé ce jugement, et en particulier l'audience du 20 septembre. À cette audience était
présents mon épouse et son avocat venu spécialement de Lille. Point barre... Les avocats des autres parties étaient tout simplement partis... déjeuner... Ceci prouvant que la faim est nettement
supérieure à « l'obligation de moyens envers leurs clients... ».
Le jugement contrairement à toute attente, et malgré la seule brillante plaidoirie de l'avocat de mon épouse, a donné tort... aux
présents...
Mais, il y a encore mieux...
Ainsi que je l'ai déjà expliqué, mon épouse ne détient aucune clé de l'ancien logement de sa mère. Ses sœurs lui refusant. Elle avait
donc introduit dans la procédure une demande que lui soit enfin remises ces fameuses clés. Et, là « on atteint le sublime » : elle a été déboutée de
cette demande au motif suivant : « La demanderesse ne rapporte pas la preuve que ces clefs sont en possession de... (suit le nom de ses deux
sœurs) »
Fichtre, fichtre... Dans ma chienne de vie, j'ai entendu des centaines, voire des milliers de billevesées, mais des comme celle-là, jamais
!... Dans ce motif, oubliée la simple logique que si mon épouse les demandait c'est qu'elle le savait en possession de ses adversaires, balayées toutes les pièces annexées au dossier et qui le
démontraient de façon évidente. Parmi celles-ci, il y avait des devis de réparation établis par un entrepreneur à la demande d'une des sœurs de mon épouse. Comment tout ce beau monde était-il
rentré dans la maison ?
Confère
l'excellent roman du grand Marcel Aymé : « Le passe muraille ». Garou, garou !... À moins que l'on
verse dans le fantastique des « Histoires extraordinaires », d'Edgar Allan Poe, des « Histoires à ne pas
lire la nuit » d'Alfred Hitchcock, ou « Les contes de la crypte » de William Gaines, et que ma belle-mère soit revenue du royaume des morts pour
récupérer ses clés et soit repartie aussi sec outre-tombe...
Quoi ? Plus de 10 ans d'études en passant par l'ENM (École Nationale de la Magistrature) pour en arriver là ?
Quand je vois la façon avec laquelle s'est déroulé ce procès, je pense qu'il suffirait d'installer une roue de loterie dans l'enceinte du
tribunal, et qu'une seule greffière la fasse tourner afin de faire défiler les petits quartiers « gagné !/perdu ! », on arriverait au même résultat, et on ferait de sacrées économies !
La Justice a-t-elle besoin de moyens supplémentaires ? Certainement... Mais auparavant, peut-être faudrait-il greffer des cerveaux à beaucoup
de ces joyeux drilles, qu'ils soient déguisés de la Cour de Cassation ou obscur juge de cinquième catégorie dans un trou perdu comme Avesnes-sur-Helpe. Car, je suis désolé, en l'espèce, le manque de moyens n'explique pas tout... Ni la parodie d'audience, ni le déni de justice dans la demande de clés.
Plus + plus, cela fait beaucoup... J'ai malheureusement l'impression, que le divorce entre moi et la Justice française est malheureusement
bien consommé. Je ne me contredirai pas, et, tout sarcasme mis à part, je continue d'affirmer qu'effectivement la Justice a besoin de moyens, mais il ne faudrait quand même pas prendre pour
autant les justiciables pour des imbéciles, en se réfugiant derrière ce manque de moyens pour bâcler une décision de justice. Cela s'appelle un déni, et c'est très grave...
Allons, Mesdames et Messieurs les magistrats, un peu d'amour-propre que diable ! Prouvez-nous que vous valez mieux que cela :
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